Yann Maïa José - Photo : Gérard Mura
Le saint-amarinois Yann Maïa José a gravi de nombreux podiums en lutte. Il vient d’être admis à l’INSEP, le prestigieux Institut des Sports et de l’Education Physique de Paris.
L’athlétique Yann Maïa José est âgé de 18 ans. Il est issu du Club Athletic de Moosch présidé par Gilles Braun. Mais il est lutteur depuis l’âge de 8 ans et a débuté à l’Espérance Moosch, à l’époque le seul club de lutte de la vallée. Yann tient à préciser que Gilles Braun a toujours été son mentor.
Yann a commencé à gagner dans la catégorie benjamin où quasiment aucun tournoi ne lui a résisté. Devenu minime, « c’est là que c’est vraiment devenu sérieux » dit-il. Il a été 2ème en championnats de France gréco et, l’an d’après, champion de France en lutte libre.
Après ces résultats, en 2004 le jeune homme a été accepté au Pole France de lutte à Besançon. Il s’y entraînait encore trois heures par jour tout en suivant des cours professionnels de maçonnerie.
A l’issue, Yann a décroché son BEP. Pendant ces quatre ans, il a aussi remporté trois nouveaux championnats de France de lutte gréco romaine et s’est classé 9ème aux championnats d’Europe 2007. Cerise sur le gâteau, en 2008, surclassé de quatre ans, il a remporté une belle 3ème place nationale en Seniors Honneur !
Face à une telle avalanche, Yann a pu intégrer l’INSEP à Paris. Il y côtoie les plus grands champions, « tel Steeve Guenot, champion olympique de lutte, et bien d’autres » dit-il. Son entraînement est maintenant passé à 5h par jour, avec un objectif clair : « les prochains JO de Londres ! » En précisant bien que « ce ne sera pas pour faire de la figuration ». Toujours en parallèle, Yann suit aussi une formation de BPJEPS qui lui permettra plus tard de devenir entraîneur animateur.
Yann vit dans la famille de Lili et Philippe Gstalder dont il fait la fierté. Le jeune homme leur est reconnaissant : « Je leur dois beaucoup… Et je remercie également le conseil général du Haut-Rhin pour son soutien. » Car l’INSEP, s’il est très strict, est aussi très cher.
Yann est un bosseur, « et même un têtu » précise Lili. En l’occurrence des qualités qui, on le lui souhaite, lui feront réaliser ses objectifs.
Yann Maïa José sous les couleurs nationales : après le plus haut titre national, la plus haute école.
Cet article a été publié dans le journal "L'Alsace" par Gérard Mura, correspondant. (avec mes remerciements pour son aimable autorisation de reproduction).
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