En 1994 à Saint Amarin

Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 14:25


Vue, depuis la Rue Vogelbach, le lotissement CAPS.
Les constructions sortiront prochainement de terre.



En ce début octobre 1994, le Conseil Municipal réuni sous la houlette de Monsieur Klingelschmidt, Maire, a pris les décisions définitives concernant le lotissement dénommé CAPS.
Le prix de l'are est fixé à 25 000 Francs (ce qui équivaudrait aujourd'hui à 3811 €), toutes taxes comprises pour un terrain entièrement viabilisé.

Et à cette date, sur les 19 parcelles proposées d'une superficie de 6 à 15 ares, 17 candidats se sont déjà inscrits !

Autre dossier très épineux évoqué ce soir-là par le premier magistrat : la déviation. Ce chantier, déjà bien entamé, s'est arrêté au mois de mai 1994. Et les élus ne savent toujours pas quand reprendront les travaux et où en était exactement le dossier...tout ce dont le Préfet les a informés, c'est que le creux situé près des Etablissements Cansimag ne serait pas supprimé...Cette pente pouvant provoquer accélérations et freinages des poids-lourds, il aurait été souhaitable de niveler la route à cet endroit. C'est une demande formulée par le Conseil mais rejetée par l'Equipement.

Enfin, les collègiens n'auront plus droit d'utiliser le terrain de foot : sa dégradation est telle que M. Klingelschmidt a été contraint de leur en interdire l'accès. Il faut avouer que fouler la pelouse durant 48 h par semaine par des dizaines d'enfants s'avère néfaste.

Et que les footballeurs faisaient plutôt grise mine le week-end en voyant leur pauvre stade labouré...

Source : L'Alsace du 6 octobre 1994

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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 15:41

La presse régionale s'est fait l'écho dernièrement d'un redressement d'une des principales entreprises de notre cité, à savoir la SAIC Velcorex.
Personne ne s'en plaindra, ni les directeurs, ni les collectivités locales, ni les employés rassurés d'avoir du travail pour les mois à venir.

Mais qu'en était-il il y a quinze ans, en 1994 ? Le premier semestre était plus que satisfaisant pour l'entreprise. Jugez-en plutôt : chiffre d'affaires en hausse de 25,7 % à 523 millions de Francs dont 78 % réalisés à l'export avec une très belle percée sur l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche (+97,8 %), le Royaume Uni (+ 30 %), les Etats-Unis (+ 23%). (Aujourd'hui, ce sont 85 % de la production qui sont exportés, essentiellement vers le Maghreb, l'Asie et les Etats-Unis.

En 1994, la SAIC Velcorex employait 680 personnes à Mulhouse Illzach, Colmar, Logelbach et Saint Amarin. Seul ce dernier site utilise les services de 135 personnes à l'heure actuelle.

Mais il ya quinze ans, l'entreprise annonçait un chiffre d'affaires de 767 millions de Francs (environ 117 millions d'Euros) et une production de 33 millions de mètres pour 1993, et accusait déjà, hélas ! un repli de - 8,7 % pour le CA et de - 5,5 % pour la production.

N'oublions pas qu'à cette époque-là, l'Euro n'existait pas et que l'Angleterre et l'Italie avaient dévalué leur monnaie, ce qui eut bien évidemment un impact négatif sur les exportations.

Mais M. Joseph Scherrer, le PDG de la filiale du groupe DMC, s'était vu confiant dans l'avenir et assurait que des embauches auraient lieu à Saint Amarin : pas moins de 40 à 50 personnes trouveront du travail sur le site local, avec la création d'une quatrième équipe.

La production, selon le "patron", devrait augmenter en volume de 20 %.

On connait  malheureusement les suites : une dizaine d'années plus tard, les craintes quant à la fermeture du site se manifestaient, la peur du licenciement planait...

Mais aujourd'hui, plus que jamais, la SAIC Velcorex ne veut pas mourir. Les perspectives demeurent bonnes malgré la crise passée et cette entreprise saura encore mieux repartir de l'avant.

C'est le coeur qui parle dans ces hommes, qu'ils soient dirigeants ou exécutants. Leur volonté soulèvera des montagnes avec l'espoir que la SAIC Velcorex redevienne la firme de renommée mondiale qu'elle a toujours été.


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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 16:23


Monsieur Jean Sauze (àdroite) avec M. Bernard Laroque, ancien Président de l'Association des Artisans et Commerçants de la Vallée de Saint Amarin.


Après la braderie de septembre 1994 qui a connu un immense succès (le mot n'est pas trop fort), M. Jean Sauze, Président de l'Association des Artisans et Commerçants de la vallée de Saint Amarin,  a livré quelques réflexions au journaliste des DNA.

 

Ces réflexions portent à la fois sur le commerce, la déviation, l'industrie et le tourisme et...vieux serpent de mer : la télécabine !

 

Concernant le commerce dans la vallée, M. Sauze parle de la prolifération des grandes surfaces. Selon lui, lorsque le directeur d'un hypermarché dit qu'il va créer 30 emplois, il oublie d'affirmer combien seront détruits dans le petit commerce. Et que ce n'est pas en baissant les prix et en cassant les emplois que l'on résoudra le problème de leur survivance.

Dans les supers et hypermarchés, les produits n'ont plus de goût et sont, selon M. Sauze, payés trop chers.

Le commerce local doit donc viser le savoir-faire et la qualité et continuer absolument dans cette voie.

 

Le Président de l'Association des Commerçants fait ensuite savoir qu'il n'est absolument pas contre la déviation, les habitants de notre ville n'osant plus ou ne pouvant plus traverser la Nationale  à cause du trafic quasi infernal. Mais il regrette qu'il n'ait pas été consulté au sujet du contournement routier. Sa crainte porte également sur l'aménagement du centre ville qui ne devrait pas durer deux ou trois ans, ce qui mettrait en péril le commerce de notre cité.

 

Sur l'industrie et le tourisme, M. Sauze affirme qu'il est indéniable que la vallée s'est désindustrialisée et que jamais elle ne retrouvera le niveau d'emplois que l'on a connu dans les années 1980. Quant aux touristes, on devrait pouvoir leur offrir autre choses que des sentiers, certains d'entre eux aimant marcher et d'autres pas. De plus, en cas de pluie, la piscine de Wesserling est fermée !

 

Puis c'est le vieux serpent de mer qui revient : la télécabine, ou le téléphérique, qui relierait Wesserling au Markstein. Selon M. Sauze, "Cette installation  pourrait servir à des gens voulant se promener sur les crêtes sans avoir à subir les contraintes de la voiture, à ceux voulant monter leur VTT, leurs skis ou leur parapente sur les chaumes. Un tel équipement devrait pouvoir générer des emplois dans l'hôtellerie et la restauration. Le Parc de Wesserling n'est pas loin, il y a des capacités et des idées à creuser en commun avec les élus".

 

On en reparlera lors de la prochaine Assemblée Générale de l'Office du Tourisme ?

Source : Les Dernières Nouvelles d'Alsace
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Le plan d'aménagement du centre ville tel qu'il est prévu en 1994.

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